Pourquoi la Fondation ?
En deux mille ans d’histoire, la Communauté juive marocaine
a accumulé un patrimoine culturel hautement significatif de son
judaïsme authentique et de son rôle en tant que l’une
des facettes de la civilisation marocaine pluraliste.
La culture judéo-marocaine est riche de ses créations
dans les domaines de la littérature rabbinique, talmudique, philosophique,
poétique et de ses apports dans différentes sciences profanes
comme elle se distingue par ses manifestations en langues arabe, berbère,
espagnole, par ses traditions, ses costumes, sa musique, sa participation
originale aux métiers artisanaux.
Les témoignages en sont aujourd’hui dispersés. Sur
le sol marocain, de vénérables monuments, synagogues ou
cimetières désaffectés, risquent de disparaître.
Personne ne peut admettre un tel risque.
Les juifs marocains, partout où ils vivent, sont attachés à leurs
racines, à leur identité. C’est leur devoir de veiller à la
préservation du patrimoine ancestral.
Ce devoir est aujourd’hui assumé par les Communautés
qui perpétuent la présence juive sur le sol marocain. Pour
s’en acquitter, le Conseil des Communautés Israélites
du Maroc a créé l’outil adéquat : La Fondation
du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain. Sa tâche est d’œuvrer à la
préservation,
la restauration, la connaissance et la mise à la portée
du public des richesses de notre culture.
Par fidélité à notre histoire et à notre
identité ;
Par devoir envers les générations futures ;
Pour notre dignité au sein du concert national marocain et à l’égard
du judaïsme mondial.
Notre Programme D'action
Restaurer, conserver, entretenir les synagogues désaffectées
présentant un intérêt architectural, historique
ou simplement sentimental ;
Préserver les cimetières, témoins d’anciennes
communautés juives ;
Organiser la collecte d’objets de culte, de livres et manuscrits,
de documents ethnographiques, d’enregistrements musicaux et folkloriques,
de témoignages photographiques et cinématographiques ;
Faire connaître notre culture et la promouvoir à travers
livres, films, cassettes, conférences et colloques ;
Gérer ce patrimoine sur la longue durée et former le personnel
d’encadrement nécessaire ;
Mobiliser les ressources financières et humaines par l’appel
aux subventions et au partenariat, comme à la générosité et
au volontariat.
Sauver notre patrimoine est notre affaire à tous, où que
nous soyons, quelles que soient nos possibilités.
Des Résultats Prometteurs
La Fondation a déjà restauré, avec l’aide de
sponsors et de bénévoles – qu’ils en soient ici
remerciés – les
monuments suivants dont elle assure le gardiennage et l’entretien
:
La Synagogue Danan de Fès ;
La Synagogue d'Oufrane (Ifrane de l'Anti-Atlas) ;
La Synagogue d'Arazan ;
La Synagogue d'Ighil-n-Ogho.
Sont en cours les projets de restauration suivants :
A Fès, Synagogue Mansano, Fassiyin, Em Habbanim ;
A Essaouira, Slat Attia ;
A Tétouan, Synagogue Ben Oualid ;
A Meknès, Slat de Mers Toledano de Tanza.
Pour tous ces projets et d’autres encore, notamment au Tafilalet, à Chaouen, à Debdou;
la Fondation bénéficie du soutien du Ministère des Affaires
Culturelles et de la mobilisation de ses nombreux amis au Maroc et
dans le monde.
En outre, elle a réussi à intéresser à ses projets
des Institutions telles que l’UNESCO, le World Monument Fund, la Junta
de Andalucia, l’Ecole d’Architecture de Valencia, sans compter
divers Comités de Communautés, les Amis de la Synagogue Danan
de Fès, ceux de Slat Attia d’Essaouira, d’Ighil-n-Ogho.
En outre, la Fondation a réalisé un énorme travail
d’archivage de notre culture : récolte d’objets, livres,
photos, cassettes de musique, réalisation de films vidéo documentaires
sur le judaïsme marocain, ses monuments, institutions, fêtes,
hilloulot …
Tout ce travail est mis à la disposition du Musée du Judaïsme
Marocain de Casablanca et, en définitive, du kahal et de tous les
visiteurs.
La Fondation est Reconnue D'utilité Publique
Décret n° 201117 du 9 Février 2001
La Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain a été reconnue
d'Utilité Publique
par décret du Premier Ministre le 9 février 2001.
C'est là la reconnaissance officielle du travail déjà accompli
et de la valeur du volet juif de la culture nationale marocaine.